Blog

Retour aux articles

Les sites référents : 4 catégories à trier pour s’y retrouver

Partager

Catégories

1024

Les sites référents : 4 catégories à trier pour s’y retrouver

Une définition peut-être ? Selon Google, un site référent dans Google Analytics, c’est « Un site référent en webanalyse est un site ayant fourni un ou plusieurs visiteurs au site dont on analyse l’audience ». En clair, cela veut dire que toute personne qui arrivera par un lien non tracké (tracking de son acquisition, c’est par ici), sera automatiquement affecté au canal « sites référents » AKA (pour se donner un petit côté américain 😉) « referral ». Les seules exceptions sont le référencement naturel Google et celui issu des moteurs de recherche reconnus par Google (affectation automatique au canal Organic).


Prenons un exemple : Je suis un blogueur culinaire qui écume les bonnes tables de Bordeaux. Que j’aime ou non un restaurant, j’écris un article sur le menu, l’accueil et la bonne ambiance. Si dans l’article de mon blog, je mets un lien de redirection vers le site du restaurant « EXEMPLE » sans y mettre de balises UTM, alors mon blog sera considéré comme un site référent.


En fonction des sites, on retrouve le canal « Sites référents » (Acquisition > Tout le trafic > Canaux) en bonne position. On se dit alors que beaucoup de gens aiment notre travail et redirigent gratuitement vers notre site….

Ah douce illusion ! Lorsque l’on clique dans ce canal, on s’aperçoit vite que ce n’est pas si simple !


Voici donc comment éliminer les 4 grands imposteurs des sites référents !


WANTED N°1 : Les plateformes de paiement


On le dit et on le redit pendant l’installation du E-commerce : « n’oubliez pas d’exclure les plateformes de paiement des sites référents ».


Commençons par comprendre. Un internaute souhaite effectuer un achat sur votre site, il renseigne ses coordonnées, son adresse et son moyen de livraison. Arrive l’étape fatidique du paiement. Généralement (cela peut être géré par Iframe), l’utilisateur est redirigé à l’extérieur de votre site pour encoder sa carte ou ouvrir son compte Paypal. Une fois la transaction validée, il est redirigé (j’espère pour vous que la redirection se fait automatiquement) vers la page de confirmation de votre site.


Si les plateformes de paiement ne sont pas exclues alors Google considère qu’un nouvel entrant vient d’arriver sur votre page de confirmation et loge sa provenance dans les sites référents.


Et pas de bol, comme votre page de confirmation est celle qui transporte toutes les informations Ecommerce, c’est la plateforme de paiement qui s’attribue tout le chiffre d’affaires au détriment de la source d’acquisition initiale. Il est donc primordial d’exclure les plateformes de paiement de la liste « d’exclusion des sites référents » pour que vous puissiez mesurer toute la puissance de votre acquisition.


WANTED N°2 : Les boites emails


Je vous entends chantonner « Mes plateformes de paiement sont exclues, tout va bien » et NON deuxième surprise : Les boîtes Emails.


Comme je vous l’ai dit plus haut, lorsqu’un lien nu (je préfère préciser qu’il s’agit d’un lien sans tracking….) est cliqué, Google range sa provenance dans le canal « Sites référents » (support = referral) et attribue le nom de domaine en source (source=exemple.com).


Dans l’activité digitale, il n’est pas rare de communiquer avec nos clients/ prospects par email. Que ce soit pour les informer, leur indiquer qu’ils ont oublié de régler leur achat ou leur demander leur avis, nous cherchons à les faire revenir sur le site. Si dans votre communication Email, vous n’avez pas tracké le lien de redirection vers votre site (ou même les liens cachés dans vos signatures, logos ou images), Google continuera de faire du Google : Pas de tracking – Pas d’information de rangement ; Pas d’information de rangement – Pas de palais (pas de palais – Pas de palais). Et HOP HOP HOP au Sites référents.


On se retrouve donc avec un rapport « Sites référents » truffé de « outlook », « webmail.orange » ou encore « mail.router4578 » Identifiez les emails qui suscitent le plus de trafic sur votre site et faites-en sorte que tous les liens compris dans ces emails soient trackés correctement avec les UTM.


WANTED N°3 : Les moteurs de recherches naturelles


Une partie des moteurs de recherches sont identifiés automatiquement par Google et reclassés dans le trafic Organic (ici, la liste). Ce qui veut dire que toute une partie ne l’est pas.


Dans vos sites référents, avez-vous déjà remarqué des sources comme qwant, ecosia ou search.lilo ? Ceux sont des moteurs de recherches de plus en plus adoptés par les utilisateurs pour des valeurs écologiques ou encore de contrôle de données. Ce phénomène s’amplifie et la part de trafic générée par ces réseaux ne cesse d’augmenter.


Pour nettoyer ces sources, rendez-vous dans le panneau « administration », au niveau de la propriété cliquez sur « Information de suivi » puis « Sources de recherche naturelle ». Il vous suffit d’insérer le moteur de recherche que vous avez identifié, son paramètre de requête et le tour est joué.


Lors des prochaines collectes, Google attribuera cette venue au trafic Organic et non plus à vos sites référents. Grâce au paramètre de requête, Google remontera également le « mot clé » renseigné par l’utilisateur pour vous trouver.

WANTED N°4 : Les Spams



Dernière catégorie, moins évidente à identifier. Tous les sites sont « crawlés » par des robots et certains malveillants laissent de fausses visites sur votre site (appelés spams referrer). Qui dit fausses visites sur votre site, dit fausses visites dans votre Analytics.


Souvent ce travail malveillant est anecdotique mais comme nous ne savons pas comment ils vont agir dans le futur, mieux vaut s’en débarrasser tout de suite. L’exemple le plus parlant étant les élections américaines où une multitude de spams russes avaient modifié le trafic de certaines plateformes analytics.


Pour s’en débarrasser, il faut étudier les sites référents qui vous paraissent suspects. Cela peut venir du nom de domaine lui-même (bank-rot.xyz ou encore best-seo-offer.com) ou du comportement des utilisateurs (taux de rebond 100%, temps passé sur le site 00:00 minutes ….). Certaines listes de spams sont mises à jour par une communauté pour vous aider à les identifier. Une fois identifiés, vous pouvez les exclure dans les filtres de vos vues d’analyses. ATTENTION avec les filtres, une erreur et vous pénalisez la collecte de données.

Conclusion :


Les sites référents sont souvent bien représentés lorsque l’on parle de canal d’acquisition de trafic. Pourtant quand on y regarde de plus près, il s’agit souvent d’erreur de tracking ou de mauvaise attribution. Nous avons identifié 4 grandes catégories d’imposteurs auxquelles on pourrait rajouter les réseaux sociaux. Soyez vigilant et faites le tri pour avoir une meilleure vision de votre acquisition 😉

Merci pour ton temps, jeune lecteur